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mardi 20 mai 2014

Serval et Minusma alliés du Mali !

Serval et Minusma alliés du Mali !
La Coordination des cadres de l’Azawad demande le retrait immédiat des forces Serval et Minusma de l’Azawad
mardi 20 mai 2014
par Masin


La confusion la plus totale règne en ce moment à Kidal. Si l’attitude de l’Etat malien et ses soldats, appuyés par des milices parallèles, n’est en rien surprenante, l’attitude des forces françaises présentes sur place et de la Minusma est inadmissible.
En effet, ces forces qui prétendent être présente sur le territoire de l’Azawad, et à Kidal en particulier, pour assurer le retour à la paix cautionnent et laissent faire les pires des crimes. Elles laissent jusqu’à ce que des femmes et des enfants soient agressés par les soldats maliens.
Ces forces dites de "maintien de la paix" ne sont que des forces qui ont un seul objectif : assurer les conditions de retour des barbares maliens sur l’ensemble du territoire de l’Azawad dans l’unique but de soumettre le pays touareg en donnant aux autorités maliennes tous les moyens leur permettant d’asseoir définitivement leur dictature sur l’Azawad. Les intérêts énergétiques des puissances dites occidentales semble devoir passer par là !
La Coordination des cadres de l’Azawad (CCA) sort de son silence et interpelle la France et les Nations Unies. Pour la CCA, si ces dernières ne sont pas capables d’imposer un changement d’attitude pour l’Etat malien qui doit aller à la table de négociations, "elles devraient reconnaître leur échec et en tirer les conséquences en retirant immédiatement leurs troupes de tout l’Azawad pas seulement de Kidal".
Nous publions ci-après la déclaration de la CCA.

La Rédaction.



Retrait immédiat des forces Serval et Minusma de l’Azawad


La Coordination des Cadres de l’Azawad suit avec consternation les événements dramatiques en cours depuis le 16 mai 2014 à Kidal.
La coordination exprime toute sa compassion, sans distinction, pour les victimes de cette tragédie dont le régime malien porte exclusivement l’entière responsabilité en renouvelant régulièrement ses provocations.

Pour la Coordination, il ne s’agit, rien d’autre, que d’un nouvel épisode des manœuvres dilatoires du régime malien afin de ne pas engager les négociations auxquelles il s’est engagé depuis juin 2013 à Ouagadougou avec les mouvements azawadiens signataires de l’accord.

Ni la France, ni la Minusma ne sauraient, perpétuellement, plaire au Mali en fermant les yeux sur, et en occultant, les crimes de guerre et les comportements odieux de l’armée malienne contre les populations civiles de l’Azawad. Les Azawadiens peuvent comprendre que des Etats ou syndicats d’Etats prennent fait et cause pour le Mali, mais ils refuseront toujours les condamnations à sens unique, en particulier, lorsqu’il s’agit des violations flagrantes des droits de l’homme par un régime qu’ils portent à bout de bras !!!

Les populations de l’Azawad sont, de nouveau, choquées par les déclarations du représentant du Secrétaire général des nations Unies qui n’a, à aucun moment, évoqué le cas des femmes et d’enfants blessés par des tirs à balles réelles des soldats maliens le jeudi 15 mai 2014 à Kidal et s’est allègrement empressé de condamner et qualifier sans retenue la riposte du MNLA à l’agression de l’armée malienne.

Pourquoi les Nations Unies, la France et d’autres qui rivalisent aujourd’hui de condamnations à sens unique n’ont-ils jamais évoqué, même de façon informelle, les exécutions extra-judiciaires, les tortures et détentions de plus de 687 civils touaregs et arabes de l’Azawad entre janvier 2013 et avril 2014 ?
Cette posture constante fait d’atermoiements nourrit incontestablement l’irresponsable intransigeance de Bamako et de son régime, et in fine, au chaos.

Un changement d’attitude s’impose, engager rapidement et fermement Bamako à aller à la table de négociations, si l’on veut aller vers la paix et la stabilité pour l’Azawad, le Mali et la sous région.

A défaut, la France et la Minusma devraient reconnaitre leur échec et en tirer les conséquences en retirant immédiatement leurs troupes de tout l’Azawad pas seulement de Kidal.


Kidal, le 18 mai 2014,

Ansari Habaye,
Président de la 
Coordination des cadres de l’Azawad,



Retrait immédiat des forces Serval et Minusma de l’Azawad


La Coordination des Cadres de l’Azawad suit avec consternation les événements dramatiques en cours depuis le 16 mai 2014 à Kidal.
La coordination exprime toute sa compassion, sans distinction, pour les victimes de cette tragédie dont le régime malien porte exclusivement l’entière responsabilité en renouvelant régulièrement ses provocations.

Pour la Coordination, il ne s’agit, rien d’autre, que d’un nouvel épisode des manœuvres dilatoires du régime malien afin de ne pas engager les négociations auxquelles il s’est engagé depuis juin 2013 à Ouagadougou avec les mouvements azawadiens signataires de l’accord.

Ni la France, ni la Minusma ne sauraient, perpétuellement, plaire au Mali en fermant les yeux sur, et en occultant, les crimes de guerre et les comportements odieux de l’armée malienne contre les populations civiles de l’Azawad. Les Azawadiens peuvent comprendre que des Etats ou syndicats d’Etats prennent fait et cause pour le Mali, mais ils refuseront toujours les condamnations à sens unique, en particulier, lorsqu’il s’agit des violations flagrantes des droits de l’homme par un régime qu’ils portent à bout de bras !!!

Les populations de l’Azawad sont, de nouveau, choquées par les déclarations du représentant du Secrétaire général des nations Unies qui n’a, à aucun moment, évoqué le cas des femmes et d’enfants blessés par des tirs à balles réelles des soldats maliens le jeudi 15 mai 2014 à Kidal et s’est allègrement empressé de condamner et qualifier sans retenue la riposte du MNLA à l’agression de l’armée malienne.

Pourquoi les Nations Unies, la France et d’autres qui rivalisent aujourd’hui de condamnations à sens unique n’ont-ils jamais évoqué, même de façon informelle, les exécutions extra-judiciaires, les tortures et détentions de plus de 687 civils touaregs et arabes de l’Azawad entre janvier 2013 et avril 2014 ?
Cette posture constante fait d’atermoiements nourrit incontestablement l’irresponsable intransigeance de Bamako et de son régime, et in fine, au chaos.

Un changement d’attitude s’impose, engager rapidement et fermement Bamako à aller à la table de

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