Publiée le 21 avril 2013
CORRUPTION ET ATTEINTES AUX DROITS HUMAINS EN ALGERIE: rapport accablant du département d'Etat américain
ALGERIE EXPRESS
Publié le Dimanche, 21 Avril 2013 15:55
Écrit par Hamid Guerni
La corruption qui gangrène le pays, avec de multiples métastases depuis l'arrivée au pouvoir de Bouteflika, est dans tous les rapports périodiques des observatoires internationaux. Le rapport mondial 2013 du département d'Etat américain en peint le tableau sombre. L'institution de John Kerry note tout un chapelet de faits qui font ressortir une situation de mauvaise gouvernance en Algérie.
Le département d'Etat américain évoque, dans son rapport sur les droits de l'homme dans le monde, une justice aux ordres et corrompue, l'absence de transparence dans la passation des marchés publics et les atteintes répétées aux libertés individuelles. S'agissant de la justice, le rapport, publié vendredi, relève « la mainmise du chef de l'Etat sur le pouvoir judiciaire », faisant remarquer au passage que la constitution stipule une indépendance de la justice. La disposition constitutionnelle n'est cependant pas traduite dans la réalité, constate le département d'Etat américain. La justice est décrite comme un corps gangrené par la corruption, incapable, dans bien des cas, d'assurer des procès équitables. Le recours abusif à la détention préventive est déploré. Le rapport du département d'Etat américain doute des affirmations algériennes quant à l'inexistence de prisons secrètes. Un doute alimenté par la fait que les autorités algériennes n'ont pas autorisé des rapporteurs internationaux à visiter les prisons militaires. « Si le gouvernement algérien a autorisé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des observateurs locaux des droits de l'Homme à inspecter des prisons, il a catégoriquement refusé l'accès à la prison militaire et d'autres centres de détention hautement sécurisés. » le rapport note aussi que le gouvernement poursuit de refuser les visites des rapporteurs internationaux sur la torture et les exécutions extrajudiciaires.Le rapport a également déploré l'interdiction qui continue d'être opposée aux manifestations publiques, marches et rassemblements. Il a fait par aussi la surveillance des communications des hommes politiques, militants associatifs et des droits de l'homme ainsi que des journalistes. Le rapport souligne que les militants des droits de l'homme sont constamment harcelés. Concernant la presse, le département d'Etat américain déplore le maintien du monopole de l'Etat sur la publicité ainsi que sur les médias audiovisuels. Il relève aussi les pressions exercées sur la presse écrite privée. L'autorisation préalable des autorités pour la création de journaux y est critiquée, de même que le maintien de loi contre la diffamation. S'agissant de corruption, le département d'état américain note qu'elle est aussi prépondérante dans le secteur de l'habitat. Pour sur, puisque le secrétaire particulier de Bouteflika fait l'objet d'une enquête a sujet de l'accaparement de 400 logements AADL.
Hamid Guerni
ALGERIE EXPRESS
Publié le Dimanche, 21 Avril 2013 15:55
Écrit par Hamid Guerni
La corruption qui gangrène le pays, avec de multiples métastases depuis l'arrivée au pouvoir de Bouteflika, est dans tous les rapports périodiques des observatoires internationaux. Le rapport mondial 2013 du département d'Etat américain en peint le tableau sombre. L'institution de John Kerry note tout un chapelet de faits qui font ressortir une situation de mauvaise gouvernance en Algérie.
Le département d'Etat américain évoque, dans son rapport sur les droits de l'homme dans le monde, une justice aux ordres et corrompue, l'absence de transparence dans la passation des marchés publics et les atteintes répétées aux libertés individuelles. S'agissant de la justice, le rapport, publié vendredi, relève « la mainmise du chef de l'Etat sur le pouvoir judiciaire », faisant remarquer au passage que la constitution stipule une indépendance de la justice. La disposition constitutionnelle n'est cependant pas traduite dans la réalité, constate le département d'Etat américain. La justice est décrite comme un corps gangrené par la corruption, incapable, dans bien des cas, d'assurer des procès équitables. Le recours abusif à la détention préventive est déploré. Le rapport du département d'Etat américain doute des affirmations algériennes quant à l'inexistence de prisons secrètes. Un doute alimenté par la fait que les autorités algériennes n'ont pas autorisé des rapporteurs internationaux à visiter les prisons militaires. « Si le gouvernement algérien a autorisé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et des observateurs locaux des droits de l'Homme à inspecter des prisons, il a catégoriquement refusé l'accès à la prison militaire et d'autres centres de détention hautement sécurisés. » le rapport note aussi que le gouvernement poursuit de refuser les visites des rapporteurs internationaux sur la torture et les exécutions extrajudiciaires.Le rapport a également déploré l'interdiction qui continue d'être opposée aux manifestations publiques, marches et rassemblements. Il a fait par aussi la surveillance des communications des hommes politiques, militants associatifs et des droits de l'homme ainsi que des journalistes. Le rapport souligne que les militants des droits de l'homme sont constamment harcelés. Concernant la presse, le département d'Etat américain déplore le maintien du monopole de l'Etat sur la publicité ainsi que sur les médias audiovisuels. Il relève aussi les pressions exercées sur la presse écrite privée. L'autorisation préalable des autorités pour la création de journaux y est critiquée, de même que le maintien de loi contre la diffamation. S'agissant de corruption, le département d'état américain note qu'elle est aussi prépondérante dans le secteur de l'habitat. Pour sur, puisque le secrétaire particulier de Bouteflika fait l'objet d'une enquête a sujet de l'accaparement de 400 logements AADL.
Hamid Guerni
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