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jeudi 11 octobre 2012



Tizi Ouzou, Encore un refus de transcrire un prénom à la mairie
Depuis quelques années, l’APC de Tizi-Ouzou refuse de porter des nouveaux-nés sous des prénoms amazighs. Une situation qui dure depuis plusieurs années, dont des centaines, voire des milliers de citoyens sont confrontés à ce refus.
11/10/2012 - 17:47 mis a jour le 11/10/2012 - 15:11 par Redaction tamurt
Cette situation s’est accentuée, notamment, depuis l’arrivée du FLN à la tête de l’APC de la ville des Genêts. Le maire, Nagib El Kolli, est d’obédience FLN. Pour cette fois, c’est le prénom Mélina qui sera refusé. La petite est née quelques jours auparavant, son père qui s’est rendu pour retirer son livret de famille s’est confronté à un refus catégorique des employés de cette mairie d’inscrire sa fille. L’affaire est désormais entre les mains du procureur qui jugera de la nécessité d’inscrire la petite Mélina ou non.
Au début de ce mois d’octobre, le prénom de SELYAN devait être inscrit sur le registre d’état-civil de la mairie de Tizi-Ouzou. Quelle ne fut la surprise du père répondant à l’appellation de Chabane Halim quand l’employée du service compétent en question lui fit savoir quelle ne pouvait inscrire l’enfant sur le registre de l’état-civil pour le motif que son prénom ne figurait pas sur la liste des prénoms algériens. On suggérera au père de l’enfant de s’adresser à la justice car, seule celle-ci est capable de trancher dans ce genre de cas.
L’infortuné père originaire du village de Sahel, commune de Bouzguène se retrouva devant le procureur de la république. Ce magistrat, après une longue réflexion, répondit par la négative au père de SELYAN. Depuis cinq mois, SELYAN n’existe pas administrativement.
Un autre cas de refus de transcrire un nouveau né a été enregistré aussi au mois de septembre dernier. La même mairie avait refusé d’inscrire un enfant à cause de la consonance amazigh de son prénom, cette fois c’était le prénom Aylan qui a été interdit à la mairie de Tizi Ouzou. Aylan, un joli prénom amazigh qui signifie « bouclier ».
Le père du nouveau né M. Hammami, avait déclaré « on lui a refusé l’inscription de son fils sous prétexte que le prénom « Aylan » n’existe pas dans la fameuse liste des prénoms ». Le père a aussitôt déposé un dossier devant le procureur de Tizi Ouzou.
A rappeler que deux prénoms « Stera » et « Winrigh » ont été interdit aussi dans la même mairie et toujours sous le même prétexte. Et durant plus de 20 mois, et faute de fiche familiale, les deux enfants ont été privés de leurs droits les plus élémentaires comme l’inscription à la crèche et les allocations familiales.
L’année dernière, une petite fille Anaïs, a été transcrite après 16 mois d’attente. Les cas sont fort nombreux. On annonce au mois 300 nouveaux nés qui sont sans prénoms officiellement. On refuse de les transcrire à cause de la consonance amazighe de leurs prénoms. Tamazight demeure ainsi la proie de tous ces aventuriers politiques. Seule la mairie de Tizi Ouzou gérée par le FLN refuse de transcrire les prénoms amazighs. Dans les autres localités de la wilaya, la transcription se fait sans aucun problème.
Rédaction Tamurt.info

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