Le régime algérien accuse Israël de semer les troubles en Algérie | KalimaDZ
Le régime algérien accuse Israël de semer les troubles en Algérie
Le ministre algérien de l’Intérieur Dahou Ould Kablia a accusé « des parties étrangères » de vouloir provoquer des troubles en Algérie le 17 septembre après des appels à manifester relayés par Facebook, dans des déclarations publiées aujourd’hui par le journal Ennahar, un journal notoirement connu pour sa très grande proximité avec les services de renseignements.

« Si c’était des gens de l’intérieur, nous les aurions démasqué et arrêtés, mais les indices nous orientent vers des parties étrangères en relation avec l’entité sioniste », a affirmé le ministre sans donner davantage de précisions.
Selon ce journal, M. Ould Kablia en veut pour « preuve » la date choisie: la signature des accords de Camp David entre l’Egypte et Israël a eu lieu le 17 septembre 1978 et les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila ont été perpétrés les 16 et 17 septembre 1982.
Le ministre algérien s’est déclaré confiant qu’il ne se passera rien ce jour-là car selon une enquête menée par les autorités il y a « réticence générale quant à ces appels malveillants ». « Ces appels ne trouvent aucun écho et il n’y aura ni manifestations ni troubles à cette date », a encore déclaré le ministre algérien.
Après avoir pendant de très longues années invoqué la « main étrangère » en ciblant notamment la France, le Maroc et quelques fois la CIA, le régime algérien vient d’innover en accusant pour la première fois Israël d’être derrière les troubles.
L’Algérie vit au rythme de manifestations et de mouvements sociaux depuis des années mais ils se sont multipliés depuis le début 2011 dans le sillage des révolutions arabes. Des émeutes début janvier ont fait cinq morts et des centaines de blessés dans tout le pays.
Elles ont été suivies par une série de manifestations sociales et politiques qui se sont soldées notamment par une augmentation au coup par coup des salaires des protestataires.
Depuis la fin du ramadan fin août, les émeutes ont repris et touchent tout le territoire. En sortant, encore une fois, la « main étrangère » le régime montre clairement son intention de ne rien céder face aux revendications démocratiques de la population et emprunte le chemin dangereux du régime syrien, voire de Kadafi.
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